Les technologies qui assurent
Bientôt de nouvelles reformes pour réguler le secteur

Bientôt de nouvelles reformes pour réguler le secteur

Les pays membres de la Conférence interafricaine sur les marchés d’assurance  vont bientôt se doter de nouvelles réformes sur les assurances. Cette résolution fait suite à la réunion tenue à Douala, la capitale économique camerounaise, du 23 au 25 février 2017. Au cours de cette réunion, un examen des projets de texte sur la micro-assurance et la téléphonie mobiles, ainsi que l’assurance électronique a été opéré par des experts de la sous-région. Face à l’introduction du digital dans le domaine des assurances et afin de s’adapter aux nouveaux modes de consommation des populations ; la traditionnelle assurance se mue de plus en plus en ce que l’on appelle désormais « Assurtech ».

Parmi les pays africains qui ont décidé d’investir dans le domaine des assurtechs, le Maroc a mis la digitalisation au centre de la quatrième édition du «Rendez-vous de Casablanca de l’assurance», grande messe de l’assurance au Maroc qui se tient chaque année et qui pour cette autre édition a eu lieu les 19 et 20 avril sous le thème : «Réinventer l’expérience client à l’ère du digital ». Lors de cette rencontre, les opérateurs marocains et internationaux parmi lesquels de nombreux africains, ont discuté des opportunités offertes par le digital pour satisfaire et accroître le portefeuille clients des compagnies d’assurance.

Le président de la Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurance et de Réassurance (FMSAR) Mohamed Hassan Bensalah explique d’ailleurs à ce sujet que « l’assurance se transforme à grande vitesse. Il n’empêche que la souscription à un produit d’assurance reste complexe, rigide et manque d’intelligence. Un constat  qui contraste avec le bouleversement des modes de consommation initié par la généralisation des smartphones, qui a fait passer les consommateurs d’un mode passif à actif ». Le taux de pénétration d’internet en Afrique est de plus en plus croissant et se situe autour de 60%  et près de 80% d’utilisateurs d’internet le font généralement sur mobile particulièrement les smartphones.  Pour ne pas perdre pied face aux fintechs qui peuvent également investir le domaine des assurtechs, les compagnies traditionnelles d’assurance se doivent d’intégrer le digital dans leurs services. Le président de la FMSAR, précise que : «  l’activité est condamnée à intégrer les changements technologiques en cours, notamment l’analyse de masses de données ; croiser les informations de manière à avoir une vision 360° grâce au digital et notamment au Big data ».

Les compagnies traditionnelles doivent d’autant plus s’adapter au digital tant la menace est grande. En effet, « des majors comme Google représentent une menace pour 40% des assureurs santé au niveau mondial » renchérit Hassan Boubrik, président de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance Sociale (ACAPS).

Avec le développement du numérique et l’implication des opérateurs de téléphonie mobile dans la bancarisation, l’adaptation de l’assurance au digital est d’une impérieuse nécessité, au risque de voir de nouveaux acteurs apparaître et s’imposer sur ce marché à grand potentiel. La transition au numérique ainsi amorcée par les assurances nécessite un cadre juridique clair et précis qui permettra de mieux protéger autant  les personnes assurées que les compagnies d’assurance à travers tout le continent africain.

Sources : www.preventica.ma

TICMag.net
www.microfinancegateway.org

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